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Histoires, rencontres

Objets littéraires

Couv

 

Brief insolite pour le concepteur-rédacteur que je suis quand les managers de StJohn's, l'agence de publicité qui m'emploie, me demandèrent un jour d'écrire des nouvelles littéraires. J'avais pris grand soin jusque-là de séparer ma vie d'auteur de celle de publicitaire. Par leur demande un rien saugrenue, Aurélien Rousseau et Bruno Fradin les ont confondues. De quoi s'agissait-il ? Dans le but de séduire de grands annonceurs, l'agence avait projeté de leur expédier chaque mois pendant un an un objet design original, accompagné d'une nouvelle littéraire qui le mettrait en scène. Une manière inédite de créer des liens et de démontrer qu'au-delà de sa fonction, n'importe quel objet peut être un prétexte à l'imaginaire.

Écrire chaque mois en un jour ou deux une histoire, sans autre contrainte qu'un objet usuel y joue un rôle central, s'est révélé pour moi un challenge passionnant. La thématique transversale que j'y ai glissée est celle du hasard dont l'objet est souvent l'instrument. Car comme l'a écrit de façon sibylline Georges Perec, “Rien ne sert de rien, cependant tout arrive.”

 

 

L'interview de Rodolphe martinez sur France Bleu Gironde : 

https://www.francebleu.fr/emissions/place-des-grands-hommes/gironde/place-des-grands-hommes-88

 

Le coffre à écriture

 

 

L'arbre à lettres from Ray Andrieu on Vimeo.

À la librairie L'Arbre à lettres, Paris. 22 février 2013.

Les dessous d'un baiser

Centelles

 La photo d’Agusti Centelles qui illustre la couverture de “La rive sombre…” témoigne de la fièvre du départ d'une colonne républicaine pour le front d'Aragon, en juillet 1936, dans les jours qui suivent le putsch de Franco. Juan Garcia Oliver, leader anarchiste, embrasse sa fiancée. Il ignore qu’il part pour trois ans. La guerre d’Espagne commence.

Lire la suite : Les dessous d'un baiser

À Pierre Veilletet

Pierre Veilletet a posé son point final le 8 janvier 2013. Je l'ai rencontré tard et trop peu connu. Pourtant, si j'ai eu un parrain en littérature, c'est lui. 

Pour cet homme exigeant, l'écriture, comme la vie sans doute, devait atteindre une forme d'art. Journaliste, il a obtenu le prix Albert Londres pour un grand reportage sur les derniers jours de Franco. Écrivain, il a reçu le prix François Mauriac pour son magnifique premier roman “La pension des nonnes”. 

Comme Kléber Haedens, il respirait dans le sud-ouest “L'air du pays”. C'est sans doute pour cet air de famille que le sujet de mon premier livre, “Toulouse Bordeaux l'un dans l'autre”, l'a amusé et intéressé. Il faut dire que j'y avais inséré deux citations de lui. Il m'a relu, conseillé, indiqué des lectures utiles… Mon texte a gagné à son influence. 

Quelques années plus tard, après la lecture du manuscrit des “îles du santal”, il m'a remis une fiche de remarques et m'a lancé sur un ton complice lors d'un déjeuner : “Vous savez, il y en a qui paieraient cher pour avoir un papier comme celui-là…” Il m'était apparu en cet instant tel qu'en lui-même : lucide, généreux et spirituel. Il sera parti avant que j'aie pu le remercier autant que j'aurais dû le faire. Je ne m'étais même pas procuré tous ses livres. Je croyais avoir le temps. Il me donne encore à lire aujourd'hui. 

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1964 - 2013

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Le 25 avril 1964, je quittais le village de Gourbit, où je venais de vivre deux ans et de passer ma première année scolaire. Ignorant d’où je venais comme où j’allais, cette journée commencée dans la voiture d’une assistante sociale a inauguré un changement complet de mon existence. De cette journée particulière, j'ai reçu longtemps après une photo. Je me souviens de ma conscience aiguë de la fin irrémédiable de quelque chose. Je revois le jardin où j’attendais l’arrivée de la voiture, l’herbe délavée par l’hiver sur les bas-côtés de la route, les crêtes si blanches, là-bas vers le sud. Aujourd’hui, presque cinquante ans plus tard, je reviens au salon du livre de Tarascon, au pied de la route du village, pour présenter mon deuxième roman. Dont le sujet, s’il tient un peu à distance cette histoire, se rapproche pourtant de ses décors. Ce retour en forme de télescopage me permet de retrouver mon premier camarade de classe et mon institutrice, celle qui m’a appris à lire et à écrire. L’espace d’une vie sépare ces deux instants et pourtant… Je me retrouve dans l’endroit-même où j’ai pris conscience un jour d'enfance de mon unicité et de ma liberté. Et cette étincelle du commencement m’a autant enraciné dans ce sol qu'elle m’a projeté vers tous les possibles de la suite.

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    Serge Legrand-Vall en dix dates

     

    1958. Naissance à Montauban.

    1964. De l’Ariège à la Normandie, changement de décor et de patronyme.

    1976. École Supérieure des Arts appliqués Duperré / Paris.

    Auditeur libre en Ethnologie, civilisations amérindiennes / Paris VII Jussieu.

    1986. Ateliers Cinématographiques Sirventès, écriture scénaristique / Toulouse. 

    1995. Bordeaux.

    2005. Toulouse Bordeaux l’un dans l’autre (essai), première publication

    2011. Les îles du santal, premier roman suivi d'une résidence d'écriture aux îles Marquises pour La part du requin.

    2013. La rive sombre de l’Ebre.

    2018. Résidence d'écriture à Barcelone pour Reconquista, avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine.

    2022. Un oubli sans nom.

     

    Plus :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Legrand-Vall

    Les avis de lecteurs :

    https://www.babelio.com/auteur/Serge-Legrand-Vall/111133

    L'actu :

    https://www.facebook.com/serge.legrandvall

    Les livres en stock dans les librairies indépendantes :

    https://www.placedeslibraires.fr/

    Et les indispensables : 

    https://www.editionsin8.com/

    https://www.editionselytis.com/ 

  • D'abord pourquoi vendredi écriture ?

    Pour écrire, pendant une vingtaine d'années, j'ai défendu comme une citadelle assiégée mon vendredi. Le siège a été levé en 2020 et j'écris désormais tous les jours si je veux. Mais c'est grâce à tous ces vendredis que j'en suis arrivé là. 

     

    À propos de mon rapport au vrai et à l'imaginaire dans l'écriture,

    je ne résiste pas au plaisir de vous livrer cet extrait du monde selon Garp de John Irving :

    “Il attendait le moment où elle lui demanderait : et alors ? Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est inventé ? Il lui dirait alors que rien de tout ça n'avait la moindre importance ; Elle n'avait qu'à lui dire tout ce qu'elle ne croyait pas. Il modifierait alors cette partie. Tout ce qu'elle croyait était vrai ; tout ce qu'elle ne croyait pas devait être remanié. Si elle croyait toute l'histoire, dans ce cas, toute l'histoire était vraie.” 

Communauté

 

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