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Les îles du santal

Librairie Terra Nova, Toulouse. Entretien avec Jean-Marie Guilloux

 

Serge Legrand-Vall m’a demandé d’animer cette conversation avec vous et lui… à propos de son dernier ouvrage : “Les îles du Santal”, aux Marquises dans le sillage du Bordelais. De ce livre, il en parlera, en évoquera et les contours, et l’histoire et le sens. Rien de plus saillant que la parole d’un écrivain sur ses propres écrits. Pour ma part je vais me livrer avant tout, avec l’esprit libre du lecteur, l’esprit du silence, car lire se fait dans le silence de sa propre intimité en quête, par endroits, de celle de l’auteur. Je vais me livrer à cet exercice de funambule qui consiste en une maïeutique toujours incertaine, intuitive, entre ce que je sais de l’auteur, de sa vie, et ce que je ne savais pas… transmis par l’écriture. C'est-à-dire un acte d’imaginaire, de création. Reste ceci : l'œuvre de l’écrivain et sa vie sont intimement liées. Elles ne font parfois plus qu'un. C’est d’ailleurs le thème de ce livre. Page à page, surgit ce maillage entre deux histoires et ce maillage constant entre ce qui nous habite tous et sur lequel nous pouvons ressentir le plus souvent un éparpillement, une tension : le lieu de ses propres racines, la quête d’être aimé, la vie tracée jusqu’à la mort, l’éveil de soi, la sensation du manque, la distance du temps, celle de l’éloignement, le lieu du voyage, la quête d’aimer, le désir d’inattendu… Bref un moteur complexe, celui de nos vies, avec cet inaccessible toujours envisagé sans en dénicher réellement le fil ou sans oser le dénicher (on remet toujours à demain ?), le fil de la Liberté. Le fil est déjà là chez Serge Legrand-Vall. Une liberté déjà accomplie. Ou plutôt une Liberté déjà conquise… non pas dans une version glorieuse. Mais parce qu’il n’y avait sans doute, pas d’autre choix possible que d’y tenir. Le lieu des racines. Serge Legrand-Vall nous apprend à rejeter toute idée « identitaire ». Il n’y a pas de racines. Ce n’est pas le terroir qui nous incarne… mais notre parcours. C’est en passant de la seule langue occitane en l’accompagnant en soi vers Bordeaux la française que le langage nous éclaire enfin. Car c’est nous-mêmes qui projetons nos racines… jusqu’à traverser le monde pour se retrouver toujours soi, aux antipodes des rituels qui nous envahissaient.

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Librairie Mollat, entretien avec Naly Razakandraïbé

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Vidéo de la présentation :  https://vimeo.com/19792794

 

Voici le texte introductif de Naly :

Un bateau livre. Premières lignes, premières chutes. Dans le même mouvement, nous voici dans l’action. Une écriture efficace, prenante. Une lecture vivante comme peut l’être un spectacle, un film. Serge Legrand-Vall ne s’alourdit pas de psychologisme. L’intention est narrative. L’enjeu se joue tout en joie. Une allégresse de sensations, une jubilation quiète, la luxuriance d’un vocabulaire tout en voyelles et à chaque page un parfum, un courant d’air porté aux narines du lecteur… On lit aussi avec son nez. Comme les yeux détectent le mouvement dans l’immobilité d’une écriture. Le nez attrape la vie dans l’invisibilité d’un effluve. Ces bouffées de lecture font cette allégresse et nous poussent tel un bateau livre d’une Lisle à d’autres. De Lisle-sur-Tarn, la bourgade tarnaise où Alban vit, Aux îles Henua Enana, le Pays des hommes, les îles Marquises selon d’autres hommes. Avec le jeune mousse, le lecteur respire ce voyage et l’on se grise à tourner les pages. Après une seconde chute dans le port de Bordeaux et celle évitée de justesse sur le Tarn, il devra s’agir pour Alban d’être vigilant pour la suite. Mais bon… L’auteur invite et l’écriture incite à garder tous nos sens en éveil. Si ce roman est initiatique, il l’est assurément d’abord pour son auteur. Premier roman comme un baptême. S’il fallait un parrain dans une filiation littéraire d’auteur-conteur, André Dhôtel, forcément hospitalier, pourrait être celui-ci et Gaspard, personnage central de son roman “Le pays où l’on n’arrive jamais”, prix Femina en 1955, une doublure d’Alban. Même profil de héros, même filon d’aventure, même fil narratif tressé de poésie. Ici, sur l’océan Pacifique, comme dans la forêt ardennaise de Dhôtel, le voyage est littéralement un prétexte pour nous conduire, dans un vrai plaisir de lecture, vers un en dedans de soi où se déploie le destin des personnages fictifs et celui de qui l’écrit. Chaque livre est une île dans la mer intime de nos lectures. Par-dessous les vents et les courants, toutes communiquent entre elles. Lecteurs, clandestins par définition, nous attendons la prochaine île de littérature, nouvelle destination de cet auteur accoucheur et accouché. Alors, à nouveau, nous voyellerons avec lui. Un seul mot d’ordre, de luxe, de calme et de volupté à l’annonce de ce futur accouchement dont il sera à la fois le père et le fils. Une injonction amicale et exotique empruntée aux cousins du Pays des hommes : Va, y nais !

Naly Razakandraïbé

 

 

 

Genèse d'un roman

 

L'histoire de ce roman a commencé le jour où je suis entré dans l'ancienne maison de vacances de Victor Duruy, homme politique et historien du XIXe siècle. Cette demeure dominant la vallée de la Dordogne appartenait toujours à ses descendants et la volumineuse bibliothèque de l'ancêtre ne semblait pas avoir bougé. En observant avec curiosité les ouvrages, un petit livre attira mon attention. Écrit par un missionnaire en 1843, il exposait les mésaventures de deux évangélisateurs, envoyés dans l’île Marquisienne de Tahuata, en plein océan Pacifique, et livrés à eux-mêmes au milieu de naturels plutôt rugueux et sourds à la parole du Dieu venu de France. Une carte de l’archipel était jointe à l’ouvrage. Je fus très surpris de découvrir que le bras de mer séparant les îles d’Hiva-Oa et de Tahuata y était désigné sous le nom de Canal du Bordelais. Un bateau en provenance de Bordeaux avait donc en ce milieu XIXe touché ces côtes peu visitées et laissé sa trace en baptisant un lieu ? Suite à la publication d'un essai, Toulouse Bordeaux l’un dans l’autre, dans lequel j’évoquais cette curiosité, un lecteur bordelais très au fait de l’histoire maritime de la ville a tenu à éclairer ma lanterne. Dans son courrier, il me livra le début de l’explication : Entre 1816 et 1819, un capitaine de la marine royale du nom de Camille de Roquefeuil avait effectué pour l’armateur bordelais Jean Étienne Balguerie un tour du monde sur le trois-mâts marchand Le Bordelais. Voyage au cours duquel il avait fait escale aux Marquises, baptisant un Canal du Bordelais et un Cap Balguerie. Rentré au pays après trente-sept mois et deux jours de mer, le capitaine français avait même publié un ouvrage relatant son épopée. Mis en appétit par cette révélation, je me mis en quête du livre en question. Si un exemplaire de l’édition originale de 1823 se révéla introuvable, j’eus une fois encore la bonne surprise d’apprendre qu’un auteur du nom de René Cruchet avait publié en 1952 à Bordeaux un ouvrage qui rappelait à ses contemporains ce haut fait de l’histoire maritime. Des extraits du livre de Roquefeuil assortis des commentaires de l’auteur firent toute la lumière sur les circonstances et les buts de cette unique circumnavigation de l’histoire effectuée par un trois-mâts marchand parti de Bordeaux. En 1816, La France de la restauration, ruinée par les guerres napoléoniennes, était en manque de liquidités pour l’importation de marchandises. L’idée de l’armateur Jean Étienne Balguerie fut d’aller prospecter sur la côte ouest du continent américain, à la recherche d’un fret avantageux à troquer contre des marchandises européennes de faible valeur. Ce fret devait ensuite être échangé dans les ports chinois contre du thé et des porcelaines qui seraient revendus avec profit en Europe. Immobilisé par l’hiver devant Vancouver sans avoir trouvé le fret espéré, le capitaine décida d’aller passer la mauvaise saison sous des latitudes plus clémentes et relâcha deux mois aux îles Marquises.

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Un port d'attache

Le “Resolution” du capitaine Cook aux Marquises, 1774. (Du blog Les marquises par Purutaa)

 

Le 23 mars 2010, après un long voyage, ce roman vient de trouver son éditeur : Elytis, à Bordeaux. Je ne saurais trop remercier ceux qui m'ont apporté leur aide, Pierre Veilletet, Joël Couttausse et René Doudard Purutaa, l'indispensable guide marquisien sans lequel tout aurait été encore plus difficile. Cette image d'un navire du capitaine Cook abordant aux Marquises en 1774 (quarante ans avant l'action du roman) est sûrement assez proche de celle du Bordelais dans les mêmes eaux. Au bout de la traversée, les romans, comme les navires, ont besoin de trouver un port.

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    SergeLV2w

     

     

    Serge Legrand-Vall en dix dates

     

    1958. Naît à Montauban.

    1964. Quitte l’Ariège pour la Normandie, changement de décor et de patronyme.

    1976. Admission à l’Ecole des Arts appliqués Duperré à Paris. Se passionne en parallèle pour l’ethnologie et étudie les civilisations amérindiennes.

    1979. Plutôt que débuter sa carrière de créatif pour la publicité à Paris, il choisit de rejoindre Toulouse.

    1986. S’initie à l’écriture de scénarios avec Alem Surre-Garcia au Centre Régional du Cinéma. Retrouve sa famille espagnole.

    1995. Arrivée à Bordeaux.

    2005. Parution de Toulouse Bordeaux l’un dans l’autre. Rencontre avec Pierre Veilletet.

    2011. Parution de son premier roman Les îles du santal et séjour aux îles Marquises.

    2013. Parution de La rive sombre de l’Ebre.

    2017. Lauréat d'une bourse d'écriture de la région Nouvelle-Aquitaine pour son quatrième roman Reconquista.

     

     

    Interview de Jean Morzadec sur http://www.bonnelecture.fr Mars 2013.

    Plus sur http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Legrand-Vall

     

    SITES AMIS

    https://adeptedulivre.com/

    Le réjouissant blog littéraire de Charlotte Sapin 

    http://www.babelio.com

    Tous les livres et les lecteurs qui en parlent

    http://tahitinui.blog.lemonde.fr

    Le meilleur blog culturel sur les Marquises, signé Purutaa

  • D'abord pourquoi vendredi écriture ?

    Parce que le temps, tel que je l'ai apprivoisé, m'offre chaque semaine le vendredi pour écrire. Tout ce que j'ai écrit a été écrit le vendredi. Pas uniquement, mais presque. Mon jour, c'est celui-là.

     

    Ensuite, à propos de Facebook

    Si vous cliquez sur ce lien, vous accédez directement à ma page auteur Facebook : https://www.facebook.com/serge.legrandvall.auteur J'y poste toutes les séquences de la vie aventureuse de mes romans.

     

    Ensuite encore, si vous voulez vous procurer un livre, 

    vous pouvez vous rendre chez votre libraire habituel et le commander. Ce site vous indique, par région, quel libraire indépendant le possède en stock : http://www.placedeslibraires.fr

    Vous pouvez l'acheter en ligne sur de nombreux sites ou même le demander directement à l'éditeur (port offert) : http://www.elytis-edition.com

     

    Enfin, à propos de mon rapport au vrai et à l'imaginaire dans l'écriture,

    je ne résiste pas au plaisir de vous livrer cet extrait du monde selon Garp de John Irving :

    “Il attendait le moment où elle lui demanderait : et alors ? Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est inventé ? Il lui dirait alors que rien de tout ça n'avait la moindre importance ; Elle n'avait qu'à lui dire tout ce qu'elle ne croyait pas. Il modifierait alors cette partie. Tout ce qu'elle croyait était vrai ; tout ce qu'elle ne croyait pas devait être remanié. Si elle croyait toute l'histoire, dans ce cas, toute l'histoire était vraie.” 

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