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туры и экскурсии.
Reconquista

Sèrgi Javaloyès / La République des Pyrénées

LaRepdesPyrenees0610

6 octobre 2020

Dixit ALCA

Alca

Rien n’est réel, sauf le hasard

Ce n'est pas la première fois que je remarque que mes projets sont de façon quasi systématique servis par des coups de pouce du hasard, des rencontres opportunes, des miracles minuscules qui, ensemble, contribuent à entretenir ma confiance et ma ténacité, dans la longue gestation d'un roman.

L’idée de “Reconquista” est un cadeau que m’a fait Emilia Sánchez, en me remettant à la médiathèque de Seix un jour de 2013, un dossier sur la trajectoire de son père. La bourse d’écriture décernée sur la base de mon synopsis par la région Nouvelle Aquitaine, a été un don inattendu et supplémentaire, qui m'a permis de partir écrire un mois à Barcelone.

Ma découverte de Jiwar, cette résidence pour auteurs dans le quartier de Gràcia, a continué l’heureuse série, assorti d'un clin d’œil appuyé : car malgré l’étendue de la ville, cette résidence de la rue d’Astúries ne se trouve qu’à quelques centaines de mètres de l’appartement que mes grands parents ont dû quitter à tout jamais, en janvier 1939. Pendant ce séjour, combien de fois suis-je passé devant, en jetant un coup d’œil au premier étage, au cas où l’un d’eux viendrait à la fenêtre !

L’immersion indispensable dans la matière de cette ville originelle et le voyage dans le temps que j’y ai accompli se sont révélés tout à fait passionnants. Et j’ai connu pendant mes recherches aux archives historiques de Barcelone de vraies joies, à mesure que je mettais la main sur les informations qui me manquaient, avec l’aide active de l’archiviste Laura Coll, qui par chance parlait français.

Pour conclure cette résidence d’écriture, un article sur mon travail posté sur la page Facebook Jiwar par Mireia Estrada, la fondatrice de l'endroit, a intéressé une journaliste de la télé catalane TV3. Ce qui a donné lieu au reportage joint…

Quand Paul Auster écrit : “Rien n’est réel, sauf le hasard”, je peux renchérir en disant que non seulement il est réel, mais il se met en quatre pour que ce projet aboutisse !

Jiwar Barcelona, août 2018

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    SergeLV2w

     

     

    Serge Legrand-Vall en dix dates

     

    1958. Naissance à Montauban.

    1964. De l’Ariège à la Normandie, changement de décor et de patronyme.

    1976. École Supérieure des Arts appliqués Duperré / Paris.

    Auditeur libre en Ethnologie, civilisations amérindiennes / Paris VII Jussieu.

    1986. Ateliers Cinématographiques Sirventès, écriture scénaristique / Toulouse. 

    1995. Bordeaux.

    2005. Toulouse Bordeaux l’un dans l’autre (essai), première publication

    2011. Les îles du santal, premier roman suivi d'une résidence d'écriture aux îles Marquises pour La part du requin.

    2013. La rive sombre de l’Ebre.

    2018. Résidence d'écriture à Barcelone pour Reconquista, avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine.

    2022. Un oubli sans nom.

     

    Plus :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Serge_Legrand-Vall

    Les avis de lecteurs :

    https://www.babelio.com/auteur/Serge-Legrand-Vall/111133

    L'actu :

    https://www.facebook.com/serge.legrandvall

    Les livres en stock dans les librairies indépendantes :

    https://www.placedeslibraires.fr/

    Et les indispensables : 

    https://www.editionsin8.com/

    https://www.editionselytis.com/ 

  • D'abord pourquoi vendredi écriture ?

    Pour écrire, pendant une vingtaine d'années, j'ai défendu comme une citadelle assiégée mon vendredi. Le siège a été levé en 2020 et j'écris désormais tous les jours si je veux. Mais c'est grâce à tous ces vendredis que j'en suis arrivé là. 

     

    À propos de mon rapport au vrai et à l'imaginaire dans l'écriture,

    je ne résiste pas au plaisir de vous livrer cet extrait du monde selon Garp de John Irving :

    “Il attendait le moment où elle lui demanderait : et alors ? Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est inventé ? Il lui dirait alors que rien de tout ça n'avait la moindre importance ; Elle n'avait qu'à lui dire tout ce qu'elle ne croyait pas. Il modifierait alors cette partie. Tout ce qu'elle croyait était vrai ; tout ce qu'elle ne croyait pas devait être remanié. Si elle croyait toute l'histoire, dans ce cas, toute l'histoire était vraie.” 

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